Le journal des fans de comics : Lev Gleason – partie 1/3

Posté le 20 août 2015

Bonjour à tous,

Comme vous avez pu le remarquer, je suis par le bais entre autre de mes revues, un fan de la maison d’édition ayant édité le premier Daredevil à savoir les éditions « Lev Gleason ». Je vous propose ci-après un petit article en plusieurs parties sur l’oeuvre de ce grand homme. Cet article sera présent dans le numéro 13 du journal des fans de comics, qui est toujours prévu pour cette année… mais comme j’ai un peu la flemme en ce moment… Le journal des fans de comics : Lev Gleason – partie 1/3 dans Journal des Fans de Comics bigsmile

Merci de ne pas faire de copier/coller de ce texte et de ne pas le diffuser sans mon autorisation.

Rapide présentation de la maison d’édition :

Lev Gleason Publications était une maison d’édition fondée en 1939 par Leverett Gleason et spécialisée dans les comics. Cette société d’édition était l’une des plus populaires de la période du Golden-Age. Basée à Manhattan à New York, Lev Gleason Publications était très novateur pour son époque. Les revues étaient étiquetées « illustories » afin de bien indiquer qu’elles différentes et modernes. Également, Lev Gleason Publication fut pionnier dans la production de matériel destiné aux adultes. Parmi la multitude des titres publiés par cet éditeur, on retiendra comme les plus grands succès, Daredevil, Silver Streak, Crime Does Not Pay et Boy Comics. Crime Does Not Pay sera d’ailleurs un succès considérable. Des dizaines d’imitateurs publieront des titres similaires.

Les titres de Lev Gleason relatifs au crime ainsi que les titres d’horreur produits par EC Comics, ont été la cible de plus en plus de critiques et de censeurs. Cette pression a conduit à la création en 1948 de l’Association des éditeurs de Magazine Comics (ACMP) pour tenter d’éviter qu’une réglementation externe s’impose aux éditeurs. Lev Gleason était l’un des membres fondateurs. L’ACMP est la première étape vers la création du fameux « Comic Code Authority » en 1954. En avril 1949, Lev Gleason Publications alors établi au 114 East 32nd Street à Manhattan, commence la publication de magazine pour adulte. « Tops ». Le premier numéro contiendra non seulement des dessins pour adultes sous forme de comics-strip mais aussi des extraits de livre dont le fameux « Wine, Women and Words » de Billy Rose.

Lev Gleason se retire des affaires en 1956. Ses dernières publications sont le numéro 3 de Jim Dandy en septembre 1956 et Short Shiner #3 en octobre 1956, une revue western pour les enfants. Ses deux revues furent publiées sous le sigle de Dandy Magazines Inc. 

Lev Gleason

Lev Gleason

La vie et l’œuvre de Lev Gleason :

 Leverett Stone Gleason est né le 25 février 1898 à Winchendon dans l’état du Massachusetts. Lui et son frère ont grandi dans une confortable maison protestante. Le père de Lev était originaire du Vermont était un médecin de famille très populaire. Après avoir vécu à Winchendon, la famille Gleason démange et s’installe à Boston. Lev Gleason étudie à la « « Newton High School » puis à la « Phillips Academy » d’Andover ». Il entre à Harvard à l’automne 1916.  Les États-Unis déclarent la guerre à l’Allemagne l’année suivante, et Lev Gleason décide de partir combattre. Il s’engage donc dans l’armée et atterrit en France. À la fin de la guerre, Lev Gleason décide de rester à Paris. En 1919, il suit des cours de lettres à la Sorbonne dans le cadre d’un programme destinée aux soldats américains. En août 1919, il décide de rentrer au pays.

Malheureusement, il ne retourne pas à l’école et n’est donc pas diplômé. Cependant, il conserve son amour pour la connaissance et dévore un livre par jour et ce tout au long de sa vie. Peu de temps après son retour, il se marrie et son fils unique voit le jour en 1921. Il est à noter que son fils mourra noyé à très jeune dans un tragique accident.

 

Lev Gleason militaire

Lev Gleason militaire

À Boston, Lev Gleason goûte pour la première fois au métier d’éditeur via la vente d’encarts publicitaires pour  des magazines comme «  Open Road for Boys » et « National Sportsman ». Le mariage de Lev ne marche pas très fort et divorce rapidement. En 1929 quand il s’installe à New York, il est à nouveau célibataire.  À New York, Lev rejoint la compagnie « Eastern Color Printing Company », une entreprise  pionnière du « comic book ». C’est une très grande chance pour lui, car cela lui met le pied à l’étrier dans le domaine de la bande dessinée. En 1936, Lev travaille à temps plein pour « United Features Syndicate » en tant que rédacteur en chef de « Tip Top Comics », magazine publié par Eastern Color.

En 1939, Lev Gleason monte sa propre entreprise. Ayant besoin de fonds, il se rapproche d’Arthur Bernhard, homme rompu à l’édition de magazines et travaillait pour Eastern News, une société spécialisée dans la distribution de périodiques. Morris Latzen, un partenaire d‘Arthur Bernhard se joint au duo. Lev Gleason peut donc créer sa propre société. Celle-ci dernière se situe dans un immeuble de bureaux à Manhattan situé au « 114 East 32nd Street ». Le premier numéro de la première revue de Lev Gleason, Silver Streak Comics, sort en décembre 1939. L’artiste « clef de voute » de ce premier numéro sera Jack Cole. En effet ce dernier, homme d’expérience avec ses réalisations pour Chesler / Dynamic et Centaur, signe la première aventure du futur Némésis de Daredevil, l’impitoyable « Griffe » (The Claw).

Silver Streak #1 – décembre 1939

Silver Streak #1 – décembre 1939

L’apparition du personnage de Bart Hill dans les pages de la revue aura un retentissement considérable au point qu’en juillet 1941, Lev Gleason décide de créer un nouveau titre tourné spécialement pour ce héros. « Daredevil Comics » est donc né et bien né ! En effet, pendant des années ce titre sera la revue phare de Lev Gleason. Le succès ne revient pas seulement à l’éditeur. Les artistes, Charles Biro et Bob Wood qui accompagneront Lev Gleason pendant toute l’existence de la société de Lev Gleason sauront apporter les ingrédients nécessaires au succès. Lev Gleason a eu le nez creux en recrutant ses deux artistes. D’ailleurs, le duo fera encore des merveilles en 1942 sur le titre le « Crime ne paie pas ».

Revenons au titre de Daredevil. Son combat permanent contre la dictature quelle qu’elle reflète bien les idées politiques de Lev Gleason. L’éditeur à des idées progressistes, laïques, libérales et résolument antifasciste. Malgré sa stature dans le monde des comics et à l’apogée de sa carrière, il n’hésitera pas à s’impliquer dans milieu gauchiste de New York. Il ne faut pas oublier, que les années quarante et cinquante ne sont pas les plus faciles pour se revendiquer de gauche en Amérique.

Première aventure de Daredevil alias Bart Hill Silver Streak #6 – septembre 1940

Première aventure de Daredevil alias Bart Hill
Silver Streak #6 – septembre 1940

À SUIVRE… 

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